Microcéphalopis.

microcephalopolis

La cité des petits cerveaux n’est pas une utopie, ou une dysotopie mais la triste réalité de la France actuelle. « Microcéphalopolis est fière de ne ressembler à rien connu, de ne ressembler à rien du tout, elle est flattée d’incarner l’informe et ne de se connaître aucun modèle, de ne correspondre à aucun parangon et de ne trouver en soi la reconduction d’aucune grandeur passée ». Maxence Caron, docteur en philosophie, raconte sous un air apocalyptico-bloyo-daudétien la France contemporaine, dans un roman-essaie. La forme est élancée, baroque et aristocratique, opposé à un fond décrivant la médiocrité démocratique ambiante, du français moyen « quand un microcéphalien, verrat, il est l’homme de la nullité clamoreuse : toutes ses habitudes ont grossières, tous ses goûts sont immondes, toutes ses sensations se réduisent à une luxure furieuse et à une gourmandise brutale, qui lui fait dévorer indistinctement tut ce qu’il présente, et même sa progéniture avant qu’il naisse. Il vit dans une joie autosuggetive dont il est étonné de voir qu’elle ne parvient pas à recouvrir la tristesse attachée à tous ceux qui existent à rebours de leur humaine vocation à l’Esprit ». La société festive, républicaine et tolérante en prend pour son grade, ainsi que les philosophes, les écrivains la classe politique. Ce livre se lit vite par son épaisseur (37 pages) son style vif, et sa thématique. A mettre dans les mains de tous les macrocéphaliens désespérant de notre Microcéphalopolis.