22 mars 1841 : loi Montalembert sur le travail des enfants dimanche, Mar 22 2009 

22 mars 1841 : loi Montalembert sur le travail des enfants

Posté le 22 mars 2009, 11:09  |  Auteur : Ubu

Le 22 mars 1841 est votée, à l’initiative de députés royalistes légitimistes, la loi Montalembert qui interdit le travail des enfants de moins de huit ans et en limite la durée jusqu’à seize ans. Bien que peu appliquée, elle n’en constitua pas moins une certaine évolution des mentalités.

Depuis les débuts de la révolution industrielle, la condition ouvrière n’avait cessé de se dégrader d’autant plus que la loi Le Chapelier, votée en 1791, interdisait les corporations, les rassemblements de paysans et d’ouvriers ainsi que le compagnonnage. De fait, elle fut utilisée pour interdire les grèves, la constitution de syndicats et les mutuelles.

Certains élus légitimistes sont indignés par la misère et l’exploitation des ouvriers. C’est le vicomte Alban de Villeneuve-Bargemont qui pose le premier, devant la Chambre des députés, le problème dans toute son ampleur : «La restauration des classes inférieures, des classes ouvrières, souffrantes, est le grand problème de notre âge» (22 décembre 1840). Il  fait voter le 22 mars 1841 la loi réglementant le travail des enfants, réclamée aussi par le comte Charles de Montalembert, autre grand aristocrate catholique.

L’âge minimum d’embauche est fixé à 8 ans et à 13 ans s’il s’agit d’un travail de nuit. La durée du temps de travail est établie à 8 heures par jour pour les enfants de 8 à 12 ans et à 12 heures pour ceux entre 12 et 16 ans. Véritable prise de conscience de la

condition ouvrière, la loi ne sera que très peu appliquée et il faudra attendre 1874 pour que l’Inspection de travail soit créée à l’initiative d’Ambroise Joubert, député chrétien-social issu du groupe parlementaire royaliste légitimiste.

http://www.fdesouche.com/articles/31198

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La pratique religieuse.(1814-1848) mardi, Déc 16 2008 

La pratique religieuse


A. Le contexte intellectuel.

de-maistreLa Restauration renaît de la ruine de la Révolution. Alors qu’au XVIIIème siècle, l’aristocratie était voltairienne (dont les futurs Louis XVIII et Charles X), voulant rationaliser l’illustre monarchie. Les dégâts révolutionnaires sur la religion provoquent une réaction spirituelle de la part de l’aristocratie grâce à Joseph de Maistre, Louis de Bonald et François-René de Chateaubriand. Ce dernier inaugure le romantisme et sa réaction contre le rationalisme en France, avec le Génie du Christianisme.

En France, sous l’Empire des jeunes hommes catholiques s’organisent dans une société secrète : « les chevaliers de la foi », préparant le climat royaliste et religieux à la chute de l’empire. Ils se retrouveront dans la chambre introuvable (1816).

« Le trône de Saint-Louis sans la religion de Saint-Louis est une supposition absurde ». Chateaubriand.

– La Révolution a voulu déchristianisé la France en profondeur, en causant une guerre civile. N’oublions pas que notre première constitution fut celle du clergé. Napoléon comprenant que la religion est un moyen pour souder le peuple, signe avec le Pape, un concordat remettant de l’ordre dans les affaires religieuses. Ce pendant, l’Etat est laïc, le divorce est reconnu par exemple. L’Etat s’occupe des affaires ecclésiastiques, en nommant, les évêques et les curés.

Il n’avait pas volonté de rechristianiser la société, puisque les jours de chôme, sauf le dimanche était supprimés avec Noël, l’ascension, l’assomption et la Toussaint. L’enseignement supérieur n’était plus assuré par les religieux mais par l’Etat, qui avait pour but de former une élite de fonctionnaires et de militaires. Et enfin, l’humiliation de Pie VI choqua les catholiques. Tous ces facteurs rendirent les catholiques, ultramontains.

B. L’effort fait sous la Restauration.

La chartre constitutionnelle assure que le catholicisme est religion d’Etat. L’ordonnance du 10 juin 1814 facilite les dons aux établissements ecclésiastiques, celle de 1815 permet aux évêques d’ouvrir une école ecclésiastique, puis l’université aux mains du clergé. Le 18 décembre, le repos dominical supprimé sous la Révolution, redevient sacré.

Grâce au concordat de 1801 qui ne fut pas aboli, la monarchie nomme des évêques voués à sa cause. Généralement, ces évêques furent dévoué à leur cause et consciencieux : « En toute vérité, on peut dire que la France n’a jamais eu des pasteurs plus édifiants et plus vertueux » le nonce Macchi, 1826.

La Restauration n’a pas failli à sa tâche pour le recrutement des curés. Sous la Révolution, la situation est catastrophique. Entre 1790 et 1802, l’ordination fut suspendu, sous l’Empire c’est de l’ordre de 350 à 500 soit 10 ou 15 fois moins que sous l’Ancien Régime. En 1816, Chateaubriand craint la disparition des curés. La Restauration a permis un redressement sans précédent de la prêtrise, du en partie à un budget favorable aux curés.

Les nouvelles recrues sont beaucoup moins cultivées et instruites que celles de l’Ancien Régime. « Autrefois, le clergé était à la tête de la société par ses lumières. Jamais depuis bien des siècles, le clergé pris en masse, n’avait été aussi si ignorant qu’aujourd’hui, et jamais, ce pendant la vraie science n’a été plus nécessaire. Lamennais ; 1828.

Nous pouvons l’expliquer par différentes raison. Tout d’abord ces nouveaux curés furent instruits dans la méfiance du progrès et des nouveautés. Secondement, les séminaires furent pillés et les livres brulés sous la Révolution Le recrutement se fait moins élitiste.

La Restauration voit aussi les œuvres pour évangéliser les campagnes et les villes, avec les maristes, oratoriens, lazaristes, jésuites, et les Oblats crée par Mazenod. Les missionnaires, pour reconvertir les français parodiant les chants révolutionnaires, pour en faire des chants religieux. Les missionnaires pour reconvertir, donnaient place à des grandes cérémonies religieuses, amende honorable pour les fautes privées, pardon des injures et réparation sur les places publiques. Ils firent renouveler les vœux du baptême, consécration à la Vierge, procession dans les cimetières et prêches parlant de la mort et de l’enfer. Cela eut des effets, les communions, confessions et présence à la messe furent plus présentes. Un des représentants de cette époque, et sans aucun doute, le curé d’Ars, Jean-Marie Vianney.

Nous voyons réapparaître un renouveau religieux, perçu dans les ex-voto où le XIXème siècle est le siècle d’or. Ce pendant, contrairement aux autres siècles, la place pour la dévotion rétrécit.

Le renouveau religieux fut surtout présente pour les femmes, en effet beaucoup de jeunes filles de bonnes familles, rentrèrent au couvent, trouvant plus de liberté qu’en étant femme placé sous la domination de l’homme, depuis le code Napoléonien. Nous voyons une féminisation de la religion, où 55% des femmes composaient les confréries.

Mais, la revangelisation chez les français n’est pas à la hauteur des espérances. En effet, la pratique superstitieuse dominait largement.

Pour ce qui est des autres religions, les protestants et les juifs gardèrent leur liberté religieuse comme la Charte le prévoit. Des protestants sont bien assimilés dans la fonction publique, comme Guizot. Le protestantisme connaît un renouveau spirituel au XIXème siècle et avait un réseau social, avec des écoles, des congrégations de charités…

En 1818, le régime d’exception pour les juifs d’Alsace, de 1808 prit fin et devinrent des citoyens français à part entière. L’arrivé de Rothschild à Paris et son aide aux ministres de la finance permit à sa famille et à d’autres juifs de prendre des positions confortable dans la vie économique de la nation.

– Bien qu’il y ait une légère rechristianisassions de la société, la Restauration ne permit pas complètement ; et au fur et mesure des régimes passant, la déchristianisation avança. Ce pendant, le renouveau religieux au XIXème siècle, fut permis par la Restauration. En outre, la liberté religieuse fut respectée bien que le catholicisme fut encouragé.

C. La religion sous la Monarchie de Juillet.

1. Relation entre l’Etat et la Religion

La prise de pouvoir de Louis-Philippe Ier ne ressemble à rien à celui du sacre prestigieux des rois de France. Ni crucifix, ni Bible ne sont présents à sa prise en fonction. Ce pendant, Dieu est cité lors de sa déclaration de fidélité à la Charte : « En présence de Dieu, je jure d’observer fidèlement la Charte constitutionnelle avec les modifications exprimées dans la déclaration ; de ne gouverner que par la loi : de faire rendre bonne et exacte justice chacun son droit, et d’agir en toutes choses dans la seule vue de l’intérêt du bonheur et de la gloire du peuple français.

C’est plutôt un Dieu, déiste que catholique. Louis-Philippe est conscient qui règne au milieu d’un peuple parisien largement déchristianisé depuis la fin du XVIIIème siècle et ne supportant pas les excès cléricaux de Charles X. Le début du règne est marqué par un anticléricalisme virulent  contre le clergé, le culte catholique et les croix de mission. L’archevêque de Paris a du s’en fuir, car attaché à Charles X. Des pièces de théâtres sont tournées à connotation anticléricales Guizot est scandalisé car il voit une atteinte à la liberté religieuse.

Le 15 août, le roi enlève le culte catholique à Sainte-Geneviève, pour remettre le culte païen sous la Révolution, en le renommant Panthéon.

Le 14 février 1831, des légitimistes commémorent à Paris la mort du duc de Berry. Cela provoque le mécontentement des anticléricaux qu’ils pillent les églises. Le gouvernement ne voulant pas avoir d’ennemis à gauche, arrête les prêtres et les carlistes.

Ce pendant, le régime se montrera plus favorable au catholicisme, paradoxalement grâce au protestant Guizot. Celui-ci accorde par la loi de 1833 la liberté d’éducation aux clergés pour les petites écoles et l’obligation aux communes d’avoir au moins une école. Il espère conserver la société actuelle.

Enfin, en 1838, le roi Louis-Philippe érige l’évêché d’Alger et recevra de la part du pape Grégoire XVI, le titre « le Roi Très Chrétien ».

Pour montrer l’ambigüité du régime, sur la religion, nous pouvons voir une non-laïcisation (le concordat reste de vigueur) sur les pièces de cette époque, sur l’arrêt, il est marqué « Dieu protège la France », qu’il le sera jusqu’en 1905.

2. Les mouvements catholiques.

Juste au début de la monarchie de juillet né en France le catholicisme libéral et le libéralisme catholique, à ne pas confondre. Le second prône Dieu et la liberté, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, voyant dans le concordat une domination de l’Etat sur l’Eglise. Ces représentants sont Lamennais et Lacordaire, ils relativisent assez les dogmes catholiques et donneront les premiers socialistes chrétiens. Les catholiques libéraux prônent la liberté afin de permettre aux catholiques d’existaient politiquement. La figure dominante est Montalembert. Il veut la liberté d’enseignement, de suffrage, de conscience et religieuse. Il est anti absolutiste et antidémocrate, mais favorable à une représentation politique. Pour lui l’âge d’or de la représentation est l’époque médiévale. Il trouve que la liberté est morte en 1789. Tous les trois collaborent dans la revue « Avenir »

Ces courants sans distinctions furent condamnés par le pape Grégoire XVI, dans l’encyclique de 1832 « Maris vos »

La Restauration et dans une moindre mesure, la Monarchie de Juillet la France se rechristianise après les dégâts révolutionnaires. Mais elle touche plus une population rurale et féminine. Ce pendant les grandes dévotions et conversions se font après les apparitions mariales de 1830 à Paris, à la rue du bac et à La Salette en 1846.

Bibliographie :

Bertier de Sauvigny, La Restauration, le club

Guy Antonnetti, Louis-Philippe le club

Pierre Milza et Serge Berstein, Histoire du XIXème siècle, Hatier, 2006

Pierre Albertini, la France du XIXème siècle, Hachète, 2000

François Huguenin, le conservatisme impossible, la table ronde, 2006

Liens.

http://www.19e.org/documents/colonies/evechealger1838.htm

http://lumiere101.com/2008/12/16/anne-bernet-les-apparitions-du-xixe-siecle-et-leur-contexte-politique-et-social/

La vie des français sous la Restauration et La Monarchie de Juillet. (1ère partie) mardi, Déc 9 2008 

La vie des français sous la Restauration et La Monarchie de Juillet.

Louis XVIII relevant la France de la ruine.

Louis XVIII relevant la France de la ruine.


La France fut peuplée de 32 millions d’habitants, dont 70% de ruraux. Elle s’accroît de 200000 sujets par an. C’est une population jeune. Ce pendant, la baisse de taux de natalité est incontestable, elle passe de 36%0 à la veille de la Révolution, à 33%0 entre 1816 et 1820, pour arriver à 28.4%0 au milieu de la Monarchie de Juillet. A cette date, le taux français est un tiers inférieur aux autres pays européens. Plusieurs raisons. Tout d’abord, les régions les plus touchées par la baisse de natalité sont dues à la déchristianisation non-volontaire par des curés jansénistes, détachant les paysans de la religion, car trop rigoriste. La Révolution a accentué et voulu la déchristianisation de la France, ce qui fit chuter un peu plus la natalité. En outre, le partage successoral en part égal pour chaque héritier a accentué cette tendance, avec la montée de l’individualisme. La mortalité reste encore élevée, à cause du niveau de vie moyen.

Les conditions du peuple et en particulier des ouvriers restaient dures, surtout avec la loi Chapelier de 1791, où le salaire d’un ouvrier était de 3 ou 4 francs par jour. Mais la Restauration avait restauré le dimanche comme jour de chôme, supprimé durant la Révolution, avec la semaine de 10 jours. Durant, cette période, la France a connu la paix, ce qui permit une prospérité avec le retour des paysans chez eux. La France agricole était excédentaire et pouvait vendre, les paysans avaient la capacité d’agrandir leurs champs. L’industrie, bien qu’archaïque rattrapait son retard accumulait depuis la Révolution par rapport à l’Angleterre, mais elle se modernisait, l’indice de production augmenta de 30% sous la Restauration.

Paris retrouva ses lettres de noblesses, pour les lettres (pensons au mouvement des romantiques et à Victor Hugo qui reçu une pension de la part du roi), l’école de Charte fut fondé en 1921, la médecine eut comme statut de science exacte, elle progressa avec Laënnec, par exemple.

La France avait accompli plus de progrès en un an que pendant un siècle » Bernanove.

I. La vie économique sous la Restauration et la monarchie de Juillet.


1. Données générales :

L’économie de cette période profite des réformes mises en place sous l’Empire.
La monnaie, le franc germinal connaît une stabilité entre 1803 et 1914, grâce à la création de la Banque de France. Le Code Civil (1804) et le Code de Commerce (1807) déterminent le cadre des activités économiques.

Entre 1817 et 1850, la France est dans la phase B des cycles de Kondratieff, c’est-à-dire à la baisse des prix, à l’élimination des stocks à la fermeture des entreprises et des secteurs les moins compétitifs et à la préparation de nouvelles innovations.

Le rôle de l’Etat. Paradoxalement, son rôle s’accru sous les libéraux de la monarchie de juillet. Sous la Restauration, l’Etat et l’administration technique ont des statuts fixés sous l’Empire, avec des principes libéraux, hérités de la Révolution. L’économie se base sur les lois naturelles et économiques et l’intervention de l’Etat est limitée. Le budget est mesuré et augmentent peu (1% par an), les impôts baissent comparé sous l’empire. La plus part de ses dépenses ne sont pas ou peu lié à l’économie. Ce pendant, au cours de la monarchie de juillet, le rôle de l’Etat, dans l’économie augmente. Les hommes d’affaire orléanistes considèrent l’Etat comme un gendarme ou un douanier, hérité du despotisme éclairé. Les ingénieurs des grands corps juge que l’Etat est le meilleur garant de l’intérêt public, jouant un rôle important dans les infrastructures des transports.

Peu à peu, et déjà sous la Restauration, l’Etat remet en état les réseaux routiers de l’Ancien Régime, puis les voies navigables, et enfin, en 1842, l’Etat envoie l’expulsion de la politique ferroviaire.

Le budget pour l’entretien des routes est de 3 à 4% de la dépense totale de l’Etat. Les ponts suspendus voient le jour à partir de 1819 à La Roche-Guyon. Les premiers bateaux en transport voient le jour, à partir de 1820.

Enfin, l’Etat encourage l’épargne avec la création de la Caisse de dépôt et de consignations (1816) et les fonds des Caisses d’Epargne (1818). Puis, il encourage les paysans par la mise en place d’une politique douanière, ses réseaux de transports et par l’institution des comices agricole (1832).

Le monde paysan sous la Restauration et la monarchie de juillet.


Les Paysans de Flagey, par Gustave Courbet.

Les Paysans de Flagey, par Gustave Courbet.

Durant la Restauration, l’agriculture s’est modernisée mais inégalement selon le temps et l’espace. Les pratiques restent assez de type d’Ancien Régime. La jachère recule, l’élevage se développe, ainsi que l’engrais, du notamment au progrès du chemin de fer. Cette modernisation est due essentiellement, à des initiatives privées, avec des sociétés d’agriculture sous la Monarchie de Juillet par des cercles légitimistes « le journal d’agriculture pratique » et ont ouvert des écoles privées.

§ La croissance de 1800-1850.

Durant cette période, la production a augmenté, comme le blé de 40%. Peu à peu, le marché national se met en place, du au progrès de la communication et à l’urbanisation, ce qu’il fait baisser les prix.

Mais en 1846-47 a lieu la dernière grande disette européenne due à une mauvaise météo. Après 1847, ça sera une crise de surproduction. Cela la dernière crise de type d’Ancien Régime

A la même époque, la classe paysanne s’émancipe peu à peu. La domination féodale persiste mais les « suzerains » ne sont plus les nobles mais les

bourgeois. En ce sens, la Révolution Française n’a pas fait changer la vie des paysans. Le monde rural est aussi encadré par les curés qui s’occupent de l’école et du catéchisme, seule forme de scolarisation accessible aux paysans. Cette emprise est renforcée par la loi de 1833 relatif à l’enseignement par Guizot. Les paysans sont obligés de d’avoir un revenu complémentaire pour arrondir leurs fins de mois. Les travaux sont généralement artisa

Durant cette période, la propriété augment. Ce pendant, les ventes nationaux n’ont profité qu’à la catégorie supérieure du monde rural.

Le vote de la paysannerie est plutôt conservateur, comme nous l’avons vu pour 1848 et 1871 avec des chambres à majorité monarchiste. Nous pouvons des lors nous poser la question, si la monarchie aurait pu se maintenir par le suffrage universel, comme le préconisaient les ultra, sous la Restauration

.

-La classe ouvrière.


La Révolution industrielle n’a pas encore commencé en France, contrairement en Angleterre. Elle est en retard par rapport à elle. Cela est du bien évidemment à la Révolution Française. La Restauration connaît une proto-industriel style XVIIIème siècle. La France est essentiellement agricole, en 1880, l’activité industrielle ne représente que 25%.

Comme nous l’avons vu, les paysans sont obligés d’avoir deux travaux dont un dans l’industrie. Cela entraîne une immigration saisonnière et un chômage périodique. L’industrie emploie aussi des femmes et des enfants, par nécessité pour la famille

Les conditions ouvrières furent particulièrement dures par les lois révolutionnaires d’Allarde et Le Chapelier de 1791 interdisant les coalitions ouvrières. En cas de litige, l’ouvrier doit montrer ses preuves. Enfin, Napoléon met en place le livret ouvrier permettant de surveiller et contrôler les travailleurs. Le secteur qui emploi le plus est le textile, permettant aux ouvriers de rester chez eux « manufacture dispersée ». La matière première est livrée à des ruraux à domicile, celui-ci, la travaille puis il commercialise le produit fini. C’est une pratique d’Ancien Régime, mais qui offre une grande souplesse en cas de crise.

Ce pendant, la condition ouvrière connaît une légère amélioration sous la monarchie de Juillet avec la loi Guizot de 1841, relatif à l’interdiction de travail pour les enfants de –8 ans, pas plus de 12h pour les 8-12 ans et l’interdiction du travail de nui jusqu’à 13 ans. Mais cette loi fut très peu appliquée, puisque cela arranger les patrons et les parents. Cette loi fut proposée et votée par les catholiques sociaux de la chambre.

Les ouvriers furent secouru par les aides sociales viennent du privée ou municipal. C’est sous la monarchie de juillet que les catholiques sociaux

Fréderic Ozanam

Fréderic Ozanam

venant du bord des légitimistes fondent des Œuvres de Charité, comme Frédéric Ozanam avec « les œuvres française de Saint-Vincent de Paul ». Ce pendant, cela n’aide pas à endiguer la pauvreté, de 50 à 80% du salaire passe pour la nourriture. La deuxième dépense est pour le logement.

Dans le milieu ouvrier, le taux d’alcoolisme est élevé ainsi que le concubinage.

Enfin, des ouvriers a part constituant l’aristocratie sont les compagnonnage sous la Monarchie de Juillet, héritage médiéval. Les membres doivent réaliser un tour de France et un chef d’œuvre. Ils constituent une société d’entraide mutuelle.

La classe ouvrière se constitue peu à peu, nous le voyons déjà avec la révolte des Canuts, mais la monarchie de Juillet reste dans un schéma libérale et ne voit pas la menace des classes populaire, ce qui lui sera fatale en 1848. Le roi Louis-Philippe intervient dans l’aide sociale qu’à titre privé, il n’existe pas de politique sociale. Le prince royal, mort en 1842, Philippe-Ferdinand, duc d’Orléans avait vu le besoin de réforme sociale et aurait pu sauver la monarchie en 1848. Mais sa mort prématurée précipitera la chute de la monarchie en France.

L’élite.

Guizot

Guizot

L’élite politique et administrative ne se renouvèle peu durant ces régimes, surtout sous la Restauration. L’Ancienne noblesse reprend sa place politique : gouvernement, assemblée, diplomatie et militaire, mais tout en assimilant la noblesse d’Empire. Le régime repose sur le suffrage universitaire favorisant l’élite aristocratique et haute bourgeoisie. Les électeurs doivent payer 300 francs et les candidats 1000 francs, ce qui donne un personnel politique de 16000 nobles. La chambre des députes est formée de 40% de propriétaires appartiennent de l’aristocratie. 60% sont des hauts fonctionnaires et des propriétaires bourgeois. Les professions libérales et patrons ne sont pas représentés. L’assemblée reflète une conception aristocratique et physiocratique de l’élite. Ce pendant, c’est un léger progrès par rapport avec l’Ancien Régime.

La monarchie de Juillet s’ouvre un peu à la moyenne. Bourgeoisie. Le cens est abaissé à 200 et même à 100 pour les électeurs, et à 500 francs pour les candidats. Ce qui porte à 56000 citoyens actifs, avec les académiciens et les officiers.

Le changement personnel change, comme des bourgeois universitaires comme Guizot et Thiers, plusieurs fois ministres, et aussi la bourgeoisie industrielle, avec Casimir Perrier et Laffitte.

C’est une élite basée sur le mérite et la richesse. La citation de Guizot « enrichissez-vous par le travail et l’épargne et vous deviendrez électeurs » reflète cette mentalité. Le personnel romanesque représentant cette époque, est le Rastignac de Balzac.

L’élite locale se renouvelle par la décentralisation, et aussi la formation des instituteurs par la loi de 1833.

L’élite rurale est des grands propriétaires souvent nobles, malgré la Révolution. Ils n’ont pas abandonné leur mode de vie seigneurial et ont un comportement paternaliste avec leurs employés. Après 1830, certains légitimistes expérimentent dans leur domaine des nouveautés agronomiques et animent des sociétés d’agricultures.

Autre catégorie dans l’élite est le bourgeois rural, appelé « Monsieur », souvent instruits et cultivés ils servent d’intermédiaires culturel et politique.

La Diplomatie et l’armée de la Restauration à la Monarchie de Juillet. vendredi, Déc 5 2008 

La Diplomatie et l’armée de la Restauration à la Monarchie de Juillet.

La diplomatie.


duc-dangouleme

Les rois du XIXème siècle reprirent une diplomatie traditionnelle propre à la monarchie capétienne surtout celle du XVIIIème siècle, sous Louis XV et Louis XVI. Ils ne cherchèrent pas une expansion en Europe, mais se contentant du « pré-carré ». Ce pendant, la recherche d’une gloire militaire hors de hors de nos frontières étaient quelque peu recherchés pour le prestige de la monarchie et assoir une certaine légitimité.

Les traités de Vienne de 1814 et 15 mettant fin à l’empire de Napoléon, donna à l’Europe pendant un siècle l’ordre européen. La France prit par à cet ordre et fit même l’un des arbitres et garant de l’équilibre européen par l’intermédiaire de Talleyrand.

Louis XVIII renonça au premier traité de Vienne, à tout idée d’expansion pour s’appuyer sur des petites et moyennes puissances, en protégeant les Etats italiens et Allemand, comme le fit Richelieu et Mazarin.

Il eut aussi une politique familiale digne de l’Ancien Régime, en soutenant son cousin le roi de Saxe, et le Bourbon d’Espagne et de Naples.

a coutume de dire, ce traité ne fut pas humiliant pour la France mais avantageux. Ce pendant, après les cents jours et la chute de Napoléon, à Waterloo, le deuxième traité de Vienne l’est beaucoup moins. Nous perdons la Savoie, plus les fortes places comme Philippeville. La France est occupée en partie par la Sainte Alliance, pays conservateurs, voulant éviter toute révolution en Europe.

Louis XVIII, après Talleyrand, nomme comme ministre des affaires Etrangère, le duc de Richelieu. Celui-ci, se donna deux missions : évacuer les puissances étrangères en France après le traité d’Aix la Chapelle signé le 25 octobre 1818 et intégré le concert des Nations : « Nous avons fait bien des tords, mais nous avons fait pénitence publique. Maintenant nous demandons à être admis dans le giron de l’Eglise (i.e la quadruple alliance). Vous ne nous refusez pas, parce que nous sommes amendés, qu’il ne faut pas repousser le pécheur repentant, et qu’en dernière analyse vous pouvez tout aussi bien nous admettant dans votre communion, que si nous étions exclus »et Richelieu concluait « La France ne peut pas être un corps isolé, il faut qu’elle se rattache à quelque chose pour ne pas s’agiter dans son orbite, à son détriment et à celui des autres »

-Nous avons en image, de rois passifs diplomatiquement, or il n’en est rien. La monarchie essaya par les évènements du moment d’exercer ces objectifs. La première occasion fut l’expédition d’Espagne, menée par Louis d’Angoulême pour rétablir Ferdinand VII dans ses droits en 1823. Au début, Louis XVIII n’était pas partisan d’une intervention militaire préférant jouer l’arbitre en proposant son modèle de Charte, mais ce fut un échec et du se résigner à une intervention. Cette victoire française permit à la France de retrouver du prestige et de la gloire nationale, et d’avoir lutter contre la révolution en Espagne, ce qui plut aux puissances européennes conservatrices. Le même cas de figure eut lieu à Naples et en Sicile, où ses cousins furent rétablir mais, il donna l’impression de répandre le modèle constitutionnel en Europe. Ainsi, nous voyons que la Restauration permit de restaurer l’influence française en Europe, l’équilibre européen tout en promouvant l’idée du juste milieu constitutionnel.


Une autre occasion de redonner le blason à la France fut l’expédition en Grèce. Par le courant romantique, l’orientalisme fut à la mode aux salons parisiens. En 1821, les grecs se révoltèrent contre la joute ottomane. Le 27 janvier 1822, la Grèce proclama leurs indépendances. Tous les courants politiques les soutinrent ; Ultra par fraternité chrétienne, libéraux pour le droit des peuples à disposer d’eux même. Le roi Charles X est donc en phase avec l’opinion public. Ainsi, il lance une expédition, et la flotte française gagna victoire à Navarin, le 25 Octobre 1825, ce qui coupa la flotte turco-egyptienne de la base et affaiblissait l’empire Ottoman. En 1828, il envoya un corps expéditionnaire en Morée. L’amiral de Rigny convainquit le Pacha d’accepter une suspension des armes. Le 14 août 1829, le traité d’Andrinople consacra l’indépendance de la Grèce et le février 1830, la Grèce fut une monarchie. Par sa fermeté, Charles X joua les médiations entre l’Angleterre et la Russie qui avait des intérêts divergents dans la région, ce qui évita sans doute un conflit.

prise-dalger Enfin, le dernier la dernière victoire de la Restauration fut la conquête d’Alger. Nous pouvons discerner plusieurs causes, la première financière datant de 1798, la seconde politique, Charles X espéra redonner de la gloire à son trône, et la troisième, pour mettre fin au piratage et à l’esclavage des chrétiens des blancs par les musulmans d’Alger. Ce fut une victoire amère, puisque nos meilleurs soldats loyaux furent là bas et non à Paris durant les Trois Glorieuses. Mais, Charles X laissa à la France en héritage l’Algerie, dont la colonisation sera l’œuvre de la Monarchie de Juillet.

Louis-Philippe bien que libéral et incarnant « un Vatican II de la Royauté » comme le définit Guy Antonetti dans sa lpbiographie continua la politique diplomatique de la Restauration et donc de la monarchie Capétienne. Il incarna la continuité nationale en matière diplomatique face à une instabilité ministérielle. Sa politique fut axée sur trois idées :

–> éviter la guerre à tous pris.

–>Reconnaissance de sa famille dans les cours européennes

–>Intermédiaire entre l’Autriche et l’Angleterre.

« La France montrera à l’Europe qu’uniquement occupé de sa prospérité intérieure, elle chérit la paix aussi bien la liberté et ne veut que le bonheur et le repos de ses voisins » Louis-Philippe, lors de son avènement.

Lors de sa prise de sa succession, il prit Mollé, aux affaires étrangères, et Talleyrand comme ambassade à Londres, ce qui rassura les cours européennes.

La première crise internationale de son règne est l’indépendance de la Belgique, s’inscrivant dans des révolutions libérale et nationale en Europe. Les belges demandèrent l’aide de la France et souhaite comme roi, le duc de Nemours, fils de Louis-Philippe. La Belgique fut toujours un point contentieux dans les affaires internationales, entre la France et l’Angleterre, évitant que la France s’en empare au risque de lui déclarer la guerre. Souvenons-nous que durant la guerre de succession d’Autriche, Louis XV déclina l’offre de l’annexion de la Belgique, même conquise, prétextant qu’il n’est pas là pour négocier en commerçant mais en tant que roi. Louis-Philippe fut de même, il refusa le trône pour son fils, par peur de provoquer une guerre avec l’Angleterre, pensant que la Belgique pourrait être « vassale » de La France. Ce pendant, Louis-Philippe fit épousé sa fille, au nouveau roi de Belgique, trouvant un compromis dynastique.

La deuxième crise de ce « printemps des peuples » fut la Pologne. Nos liens avec la Pologne remontent au moins depuis, Henri III, qui fut pour une courte période roi de Pologne, et ce pays fut allié de la France révolutionnaire. Louis-Philippe refusa d’intervenir militairement, suite à la proclamation de l’indépendance pour ne pas bouleverser l’équilibre européen.

Enfin, la même période voit des troubles nationalistes en Italie, menaçant le Vatican. L’Autriche intervienne, ce qui fait protester la France, et fait pression contre Grégoire XVI pour faire partir les autrichiens et appel à la réforme. Cela se réalise et la France en si peu de temps, augmente son influence et se trouve l’arbitre de l’Europe.

La première décennie du règne, voit l’alliance avec la monarchie constitutionnelle anglaise, par idéologie, et tradition orléaniste-, pensons au régent. Ce pendant au cours de la décennie des années 40, l’alliance traditionnelle depuis le XVIIème siècle, se réalisa avec l’Autriche. La Monarchie de Juillet tenta le rôle de l’arbitre entre L’Angleterre et l’Autriche, selon nos intérêts, puisque nos relations ave l’Angleterre s’est quelques peu refroidi   .

Cela commençait en 1840, au moyen orient. L’Europe risque de connaître une guerre à propos de Mehemet Ali d’Egypte, menacé par l’Empire Ottoman dont les intérêts anglais et russe sont enjeux. Les anglais nous tapissèrent en séparant nos intérêts. Mehemet Ali doit rendre ses possessions aux turcs par pression. Thiers, qui est ministre, appela à la guerre et à l’invasion du côté droit du rhin. Louis-Philippe ne voulant pas la guerre, renvoie Thiers et le remplace par Guizot, comme premier ministre. Le 13 Juillet 1831, est signé le traité de Londres. Il prévoit le retour du la situation de 1832 : le Bosphore est interdit de navigation, et Mehmed Ali est roi héréditaire en Egypte.

Suite à cette affaire, Guizot fut nommé Ministre des affaires étrangères. Cet anglomane, spécialiste de Glorieuse Révolution anglaise souhaite l’entente cordiale avec l’Angleterre et la paix à tous prix.

Ce pendant, cette politique sera dure à maintenir, avec les événements de la décennie, mais la paix sera maintenue, malgré des discordes dans tous les coins du monde.

La première crise du ministère de Guizot fut celle d’Haïti en 1842. Dans cette île a lieu, une lutte d’influence entre des missionnaires protestants et des militaires français. Les parlementaires français pousse Guizot à la guerre contre l’Angleterre, mais celui-ci refuse, après cette expérience, où il est traité de traite servant les intérêts anglais, il en retiendra : « C’est l’un des inconvénients du gouvernement parlementaire, que les évènements et les questions, au moment, où elles apparaissent et tombent dans le domaine de la discussion, grandissent démesurément et prennent aux yeux du public, une importance de toute proportion avec la vérité des choses et les intérêts du pays »

En outre, Guizot doit faire face à une autre crise avec l’Angleterre, au Maroc.

En effet, en 1842, l’Angleterre reconnut implicitement la conquête de l’Algerie par la France. Le 1er mai 1843, le duc d’Aumale prit la Smala d’Abdel Kader, qui se réfugia au Maroc.

a frontière marocaine connut des troubles, car Abdel Kader est aidé par le Maroc. Ainsi, Guizot répliqua en envoyant un ultimatum, au Maroc, pour disperser les troupes marocaines à la frontière est sanctionner les coupables. Ce pendant, des anglais sont installés au Maroc pour commercer, et pensent que la France va annexer l’Angleterre car Joinville bombarde Tanger et le général Bugeaud gagne la bataille de l’Isly. Au finale, Guizot calme le jeu.

– Enfin, le mariage espagnol est un tournant dans les relations franco-anglaises. En effet, la reine Isabelle II avait l’âge de se marier. Toutes les cours européennes voulaient avoir l’un des leurs, sur le trône d’Espagne. L’Angleterre voyait un Saxe- Cabourg, et Louis-Philippe son fils Montpensier, pour garder le trône d’Espagne aux Bourbons. Ce pendant, les deux pays trouve un compromis avec le duc de Cadix « Paquita », cousin de la reine. Mais celui-ci avec des airs féminins lui déplurent. Mais, en bonne chrétienne dut l’accepter. Louis-Philippe ressortit gagnant de ce mariage, puisque le trône d’Espagne resta dans la famille, et Montpensier épousa la cadette de la reine. L’Angleterre s’était sentie trahie et répliqua par le traité d’Utrecht. Nos relations se sont refroidies. Certains historiens comme Antonneti, pensent que le refroidissement de nos relations avec l’Angleterre en 1829 et 1847, n’est pas pour rien dans les révolutions de 1830 et 1848.

La France dans le monde.

La bataille de Navarin, tableau de 1846 d' Ivan Ayvazovskiy (1817-1900)

La bataille de Navarin, tableau de 1846 d' Ivan Ayvazovskiy (1817-1900)

Tous d’abord, le retour de la France dans le monde est du à la renaissance de la marine, délaissée par la Révolution et l’Empire. Celle-ci rivalisait avec la Royale Navy sous Louis-Philippe et a été la base de notre marine à l’époque contemporaine. La Marine permit la bataille de Navarin en 1829 et la conquête d’Alger et l’expansion du domaine coloniale sous la IIIème République. Marseille connut grâce à cela, et jusqu’en 1962, son apogée commerciale du aux colonies. La marine se modernisa et rentra dans l’époque contemporaine, avec la machine à vapeur. Louis XVIII, et Charles X lancèrent des grandes expéditions, renouant avec Louis XVI. Le plus célèbres des explorateurs était Dumont d’Urville qui découvrit les îles Fidji, et fit la reconnaissance d’îles inconnues en Nouvelle Islande, la Nouvelle-Bretagne et la Nouvelle-Guinée.

La Monarchie de Juillet hérita de cette marine et continua l’œuvre. Elle permit de commercer avec l’Amérique du Sud, nouvellement indépendants, à l’aide de comptoirs et eut le privilège de commercer avec la Chine.

Enfin, les rois renouèrent avec l’aide d’évangélisation du nouveau monde, surtout dans le pacifisme, avec le soutien, du pape Grégoire XVI, qui redonna le titre du roi « Très Chrétien » à Louis -Philippe.

L’armée.

L’armée française a été réformée durant cette période. La royauté voulait éliminer le modèle révolutionnaire. Ces premières mesures furent l’abolition de Saint Cyr et la circonscription pour mettre en place l’enrôlement. La carrière miliaire offrait un bon débouché, pour la classe moyenne puisque la Restauration fonctionnarisa l’armée et surtout les officiers : le premier fonctionnaire dont le déroulement de carrière soit organisée et garantie » Général Dalmas. Le but de cette fonctionnarisation est de défendre l’Etat, indépendamment de la couleur politique et l’armée est le garant de l’Etat de droit.

La monarchie de Juillet perfectionnera cette politique. La loi du 23 février 1833 prévoit que l’école d’application d’Etat-Major et ouverte à une promotion annuelle de 25 sous lieutenants issu pour 22 de Saint Cyr et de 3 polytechniciens. Une société militaire s’organisait pour le temps de paix. Elle intervient peu à l’extérieur, et maintien la paix et l’ordre à l’intérieur.

L’armée se modernise avec l’artillerie et le génie. L’expédition en Algerie a été composée de plus de 37 000 hommes. En 1845, l’armée d’Afrique fut composée de 115 000 hommes, soit un tiers de l’armée française. Ce sont ces régiments qui libéreront la France en 1942. Louis-Philippe installa l’école de sous Lieutenant en Algerie très réputée.

Le processus de fonctionnarisation se poursuivit sous Louis-Philippe, et plaça ses fils au sommet de l’armée pour la surveiller.  L’armée est l’une des première préoccupation du nouveau régime. Tout au long de 1831-32 l’armée sera réformée et la loi de Gouvion-de Saint-Cyr de 1818 est revue. Les effectifs sont doublés passant à 400 000. Enfin, le 9 mars1831, Louis-Philippe créa la légion étrangère, toujours existante, pour intervenir hors dehors du territoire national.

En 1838, la loi Soult met l’indépendance vis à vis du favoritisme. Puis, loi mettant la mise en activité. Le système se fige sous la monarchie de Juillet.

La modernisation et la fonctionnarisation a débuté sous la monarchie au XIXème siècle. L’encadrement disciplinaire et l’obéissance absolue à la hiérarchie est en vigueur. Napoléon III renforcera ce système.

La Restauration marque, dans un premier temps le retour de la sagesse de nos rois, ne voulant pas une expansion mais des frontières sûres et un rôle d’arbitre. Ce pendant, Charles X par souffle romantique noue avec quelques aventures périlleuse avec l’indépendance de la Grèce et la prise d’Alger, par l’esprit de Croisade qui lui coûta son trône. Paradoxalement, Louis-Philippe Ier voulant une rupture avec l’Ancien Régime et la Restauration renoue avec la politique traditionnelle de nos rois.
Malgré un refus d’expansion en Europe, la France renouvelle son destin colonial, grâce à une modernisation de la marine. Le dernier vestige des Bourbons sera l’Algérie.

Enfin, l’armée connaît une modernité avec la fonctionnarisation et un début de démocratisation, qui est toujours d’actualité.

Olivier R.