22 mars 1841 : loi Montalembert sur le travail des enfants dimanche, Mar 22 2009 

22 mars 1841 : loi Montalembert sur le travail des enfants

Posté le 22 mars 2009, 11:09  |  Auteur : Ubu

Le 22 mars 1841 est votée, à l’initiative de députés royalistes légitimistes, la loi Montalembert qui interdit le travail des enfants de moins de huit ans et en limite la durée jusqu’à seize ans. Bien que peu appliquée, elle n’en constitua pas moins une certaine évolution des mentalités.

Depuis les débuts de la révolution industrielle, la condition ouvrière n’avait cessé de se dégrader d’autant plus que la loi Le Chapelier, votée en 1791, interdisait les corporations, les rassemblements de paysans et d’ouvriers ainsi que le compagnonnage. De fait, elle fut utilisée pour interdire les grèves, la constitution de syndicats et les mutuelles.

Certains élus légitimistes sont indignés par la misère et l’exploitation des ouvriers. C’est le vicomte Alban de Villeneuve-Bargemont qui pose le premier, devant la Chambre des députés, le problème dans toute son ampleur : «La restauration des classes inférieures, des classes ouvrières, souffrantes, est le grand problème de notre âge» (22 décembre 1840). Il  fait voter le 22 mars 1841 la loi réglementant le travail des enfants, réclamée aussi par le comte Charles de Montalembert, autre grand aristocrate catholique.

L’âge minimum d’embauche est fixé à 8 ans et à 13 ans s’il s’agit d’un travail de nuit. La durée du temps de travail est établie à 8 heures par jour pour les enfants de 8 à 12 ans et à 12 heures pour ceux entre 12 et 16 ans. Véritable prise de conscience de la

condition ouvrière, la loi ne sera que très peu appliquée et il faudra attendre 1874 pour que l’Inspection de travail soit créée à l’initiative d’Ambroise Joubert, député chrétien-social issu du groupe parlementaire royaliste légitimiste.

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Le paysan, le cochon et le cheval. vendredi, Mar 13 2009 

Le paysan, le cochon et le cheval.

Un vieux cheval se mourait dans une ferme.

Des abcès écloraient sur son épiderme.

Ses pates furent tremblantes,

Son haleine fut puante.

Végétatif fut son teint.
Nous sentîmes proche, sa fin.

Le paysan était triste

De voir son cheval en fin de piste.

Celui-ci fit venir le vétérinaire

Et annonça d’une voix lacunaire

Que seule une piqure était son aide,

Et hormis la mort, il n’y avait pas d’autres remèdes.

« Si dans trois jours, le cheval n’est pas sur ces quatre pates,

Nous serons obligés de l’abattre ! »

Le cochon passant par là à tout entendu,

Et quémanda à cette bourrique de se lever.

Celle-ci ne fit aucun effort,

Pour surélever son corps.

Le jour suivant, le cochon redemanda,

Mais le cheval n’en fit d’avantage,

Le dernier jour, il recommença,

En expliquant que vu son grand âge,

Qu’i était bon pour finir à l’abattoir.
D’un bon, la bête fut son beau

Juste au moment, où son maître pouvait le voir.

Celui-ci, heureux voulait fêter ça

Et pris le cochon et le mangea !

Moralité, il faut toujours s’occuper de nos affaires,

Au risque de subir un calvaire !