Les Capétiens, naissance d’une dynastie nationale- Hugues Capet-. Mardi, juil 21 2009 

Les Capétiens, naissance d’une dynastie nationale.

1 / HUGUES CAPET (987-996)

a/ Hugues, duc des Francs.

Hugues Capet fut le petit-fils de Robert Ier, roi des francs (922-923), sa famille eut du prestige avec l’arrêt des Vikings à Paris (885-886), par Eude, comte de Paris qui deviendra roi des francs.

Son père fut Hugues le Grand (898-956) refusant une royauté bancale pour ne pas  perdre ses bénéficies, il met sur le trône l’héritier carolingien, Louis IV d’outre-mer qui le nomme dux francorum. Mais doutant de l’accroissement du pouvoir et de l’influence, le roi carolingien lui déclare la guerre mais il est perdant. Il épousa la fille d’Henri Ier l’oiseleur, empereur du Saint Empire et ils auront autre Hugues Capet qui héritera le titre du duc des Francs. Hugues reçoit une éducation rudimentaire, plus apte à faire la guerre : il apprend à monter à cheval, tirer à l’arc et à combattre corps à corps. Hugues n’apprendra jamais à lire, écrire et n’aura aucun goût pour ni pour les arts et ni pour le latin. Mais il reçoit une éducation religieuse solide.

Il apprend son métier de duc, qui lui servira pour celui de roi, grâce à son père, qui l’accompagne dans ses chevauchées à travers ses domaines. Hugues le Grand est intelligent, fin diplomate et politique avisé, qualités qui héritera son fils, notre futur roi.

b. Un nouveau roi, une nouvelle dynastie.

A la mort de Louis V, Hugues Capet devient donc le 3 juin 987, roi des francs. Il est reconnu par l’ensemble des peuples qui constituent la Francis Occidentale :

« Le duc fut porté au trône et reconnu roi par les Gaulois, les Bretons, les Normands, les Aquitains, les Goths, les Espagnols (du comté de Barcelone) et les Gascons. »
— Richer de Reims, Histoire, IV, v. 990

Il est sacré  à Noyon, le 3 juillet 987. Lors de son sacre, il promet :

« Je promets à chacun de vous [les évêques] de lui conserver le privilège canonique, la loi et la justice qui lui sont dus et de vous défendre autant que je le pourrai, avec l’aide du Seigneur, comme il est juste que le roi agisse en son royaume envers chaque évêque et l’Eglise qui lui ai confiée ; je promets de concéder de notre autorité au peuple qui nous est confié une justice selon ses droits »

Plusieurs raisons ont amené les grands à élire Hugues Capet. Tout d’abord, Hugues est issu d’une lignée prestigieuse, sa famille a déjà accédé à la couronne royale, il est à la tête de réseau vassalique, et il est carolingien par sa mère, une Vermandois et Ottonien par Henri Ier l’oiseleur. Il a toutes les vertus et la foi chrétienne, pour être un bon roi, soucieux de la Respublica. Son concurrent le plus sérieux, fut Charles de Lorraine, dernier carolingien, oncle de Louis V. En théorie, il était légitime, car carolingien. Mais Adalbéron de Reims argumenta sur le fait que Charles de Lorraine.

« Nous n’ignorons pas que Charles [de Lorraine] a des partisans : ils soutiennent qu’il a des droits à la couronne, transmis par ses parents. Mais on ne doit porter sur le trône qu’un homme exceptionnel par la noblesse du sang et la vertu de l’âme. Or, Charles n’obéit pas à l’honneur, il a perdu la tête au point de s’être remis au service d’un roi étranger Otton II et d’avoir pris femme dans une classe inférieure de la noblesse. » Richer de Reims, Histoire, IV, v. 990.

“En acceptant, avec le duché de Basse-Lorraine, la vassalité de l’empereur, Charles était devenu un étranger au royaume et ne pouvait plus revendiquer le trône 1″

1 L’argument de Richer est intéressant pour l’histoire du sentiment national en France. Il préfigure celui qu’invoqueront en 1328, à la mort de Charles IV le Bel, les grands de France pour préférer à Edouard III d’Angleterre, neveu du défunt roi et sont plus proche parent, le comte Philippe de Valois, son cousin germain. Ce dernier dira un chroniqueur de l’époque, “était du royaume” alors qu’Edouard III ne l’était pas. » Yves Sassier, Hugues Capet, p 196

Il est assez intéressant de constater que dès le Xème siècle, la nationalité du prince pouvait avoir des conséquences sur ses futures qualités de roi. Celle-ci s’affirmera au XIVème et au XVIème siècle avec l’arrêt Lemaistre de 1593. Ainsi, Hugues Capet fut élu en qualité de prince national. Jacques Bainville.

L’autre raison est plus paradoxale. Adalbéron favorise l’élection d’Hugues Capet, au détriment de Charles de Lorraine, car il est partisan de l’Empire. D’ailleurs, Louis V l’avait trainé en justice, à Compiègne, pour le juger comme traitre. Sa mort arrangea bien l’archevêque. Ainsi, il veut écarter le dernier carolingien pour favoriser les Ottoniens. A cette date, l’empereur est le jeune Otton III, qui est encore mineur. Hugues Capet est un homme mûr. Ainsi, il pense qu’à la mort du nouveau roi de Francs, Otton III sera acclamé comme roi de la Francis occidentale, et d’unir sur sa tête, la chrétienté latine. Mais c’est méconnaître Hugues Capet et les siens. Toutes l’histoire de cette dynastie est l’affirmation de leur souveraineté contre les empereurs du Saint-Empire. La dynastie capétienne fut installée par la volonté des empereurs, et celle-ci finira par vaincre l’empire.

Afin d’asseoir sa famille sur le trône des francs, Hugues trouve le prétexte d’une aide militaire au comte d’Espagne (Barcelone) en lutte contre les musulmans, pour faire acclamer et sacré son fils Robert à noël 987. Au début, Adalbéron fut contre, mettant en mal ses idées impériales. Mais l’argumentation du roi lui fit changer d’avis.  Ainsi, en cas de mort d’Hugues Ier, son fils sera son successeur. Cette pratique sera abolir sous Philippe II, ne doutant pas de sa légitimité ne fera pas sacre son fils, Louis, de son vivant. Bien sûr, Hugues Ier ne guerroya jamais en Espagne.

Hugues instaure la progéniture masculine qui ne sera pas contestée jusqu’en 1316, dit « le miracle capétien ».

c. Un roi guerrier.

Ainsi, la légitimité d’Hugues Capet fut faible. Il fut contesté par une partie des « légitimistes » carolingien et le premier d’entre eux. Celui-ci le fit une guerre et prit en 988 la ville de Laos. Adalbéron mourut, Hugues favorisa l’élection d’Arnould, neveu de Charles comme archevêque de Reims, pour calmer les ardeurs du carolingien. Mauvais calcule, l’archevêque aida son oncle à rentrer dans la ville, en 989. Hugues rentre en guerre, contre le carolingien. Hugues Ier souhaite négocier avec lui à Reims. Mais  l’évêque de Laon, Adalbéron, malgré sa fidélité à Charles, le trahit et le livre avec son neveu, à Hugues. Charles est enfermé à Orléans et mourra en 991. Ses fils, Otton et Louis mourront en 1012, sans descendance et s’éteindront avec eux, l’illustre lignée des Carolingiens. L’attitude d’Adalbéron et d’Hugues choquèrent leurs contemporains.

Outre un parti « légitimiste » ou « carliste », il existe un parti impérial, rêvant d’unir l’ancien empire franc sous la même tête, le même qui a mis Hugues Capet sur le trône peu glorieux des francs. Celui comporte Eude Ier de Blois, cousin Hugues Capet par les Vermandois et Robert Ier de France, par les femmes, et Adalbéron de Laon, souhaitant destituer les deux rois capétiens, au profit d’Otton III, en 995. Avertis, les deux rois ont déjoué le complot.

En 991, Eude de Blois vise la ville de Melun, qui pourrait unir son territoire. La ville est placée sous l’autorité du roi, et il sait qu’une prise par la force lui serait fatale. La ville appartenait à un de ses aïeux, ainsi il corrompre l’administrateur.  Les deux rois sont furieux. Richard Ier de Normandie, allié des capétiens,  Foulques Nerra et Bouchard se lancent contre Eude, celui-ci est vaincu. Enfin, Eude lance une attaque sur la château de Langeais, mais il est mis en échec et meurt quelques temps après. Son fils Robert II voudra épouser sa veuve, Berthe de Bourgogne,  et répudie sa première femme Rozala, en 992, contre l’avis de son père.

Hugues Capet ne fut certainement pas un grand roi, il a juste mis la première pierre de la grande famille capétienne.

Il a su appuyer la réforme monastique, qui donnera un nouveau souffle  à la chrétienté. Enfin, il met au pas les barons rebelles, politique suivie jusqu’à Louis XIV.

Il meurt en  le 24 octobre 996, après un pèlerinage sur la tombe de son ami Mayeul. Selon le moine Helgaud, Hugues confie à son fils ces quelques mots :

« Je t’adjure, au nom de la Sainte et Indivisible  Trinité,  de ne pas livrer ton âme au conseil des flatteurs, de ne pas écouter les vœux de leur ambition, en leur faisant un don empoisonné de ces abbayes que je te confie. Je souhaite également qu’il ne t’arrive point, conduit par la légèreté d’esprit ou ému par la colère, de distraire ou d’enlever quelque chose de leurs biens. Mais je te recommande surtout de veiller à ce que, pour aucune raison, tu ne déplaises jamais à leur chef commun, le grand Benoît ».

Bibliographie,

Yves Sassier, Hugues Capet, 1987

Jacques Bainville, Histoire, de France, Fayard, 1924

Le danger allemand et de la construction européenne. Samedi, mai 23 2009 

Le danger allemand et de la construction européenne.

Le coût de la réunification allemande, pour la France.

A quelques jours des élections européennes, il est bon de montrer les dessous des cartes.

Edouard Husson [1], grand connaisseur de l’Allemagne, nous explique le coût de la réunification de l’Allemagne, sur l’économie européenne et particulièrement française : http://www.diploweb.com/p5ehus02b.htm. Selon lui, les pays de l’Europe de l’occidentale ont payé deux fois cette réunification : Une première fois au début des années 1990 par la politique des taux d’intérêts pratiqués en Allemagne et une deuxième fois par la dévaluation des monnaies européennes intégrées à l’euro-mark. Nous payons deux fois, mais ce n’est pas dit.

Pour  Edouard Husson, la réunification allemande a affaibli l’Europe, dont elle veut l’hégémonie : l’Allemagne étant en situation prépondérante en Europe, ne serait-ce que par l’accroissement démographique induit par la réunification, a pesé sur toutes les décisions. Ceci d’autant plus que les Français se sont liés les mains via le traité de Maastricht. Pourtant, cette Allemagne était elle-même en voie d’affaiblissement. Il en résulte une situation paradoxale : la réunification de l’Allemagne a été accompagnée d’un affaiblissement de l’Europe. La manière dont l’Allemagne a imposé ses choix politiques en 1991 – 1993 dans la crise Yougoslave a sans doute précipité et accéléré la crise, empêchant de lui trouver une solution européenne satisfaisante et qui murisse avec le temps. De la même manière, la politique monétaire européenne à laquelle l’impulsion est donnée par l’Allemagne conduit plutôt à un affaiblissement de l’Europe dans son entier … et ce sont les américains qui viennent à la rescousse. Aussi bien dans les Balkans que pour soutenir l’euro.

De plus, l’Europe de la puissance est un leurre. L’Allemagne cherche l’hégémonie en Europe, mais reste la partenaire privilégié  des USA: En fait, les américains sont profondément agacés par ce qu’ils considèrent être une incompétence européenne flagrante. Cependant, l’Allemagne souffre moins de ce discrédit à leurs yeux que les autres partenaires européens. Parce que l’Allemagne reste malgré tout le partenaire prioritaire en Europe. En 1999, la guerre du Kosovo a amplement démontré que Berlin est maintenant l’interlocuteur européen privilégié des Etats-Unis au sein de l’OTAN. La chaîne de commandement en Europe est constituée par l’axe Washington-Londres-Berlin. Paris se retrouve à la marge.

Une nécessité retour à la politique réaliste de nos rois.

Ce qui est intéressant dans cet article est la démonstration de  l’irréalisme politique  de nos dirigeants. Depuis 50 ans, nous construisons l’Europe. Contrairement aux autres pays, nous ne défendons pas nos intérêts, au nom de la construction européenne. Cela peut être noble, mais, cela ne nous sert pas et sert les intérêts de l’Allemagne, puisque l’élargissement se fait dans sa zone d’influence. Nous ne devons pas être biaisés par rapport aux autres. L’auteur regrette l’attitude de toutou des français, suivant aveuglement l’Allemagne : La France s’est pourtant fait un énorme tort en Europe en se mettant à la remorque de l’Allemagne et en traitant de haut ce qu’on appelle les “petits” pays.

Les petits  Etats Européens sont déçus de l’attitude pro allemande de la France, et de l’ignorance de ces petits Etats de notre part : « Il faudrait sortir de cette logique perverse et le meilleur moyen serait que la France devienne la voix des “petits” pays. Ce qui permettrait une remise à plat nécessaire et positive au sein de l’Union européenne. »

Et oui, c’est une diplomatie réaliste donc capétienne qu’il faut revenir. Du traité de Westphalie (1648) au traité de Vienne (1814), la France a toujours eu une diplomatie protégeant les petits Etats, contre l’Empire Autrichien. Il faudrait faire de même vis-à-vis  de l’Allemagne.

Intérêts des allemands et des américains.

Un autre article intéressant résume les analyses de Pierre Hilaire. Selon lui, malgré les régimes successifs en Allemagne, celle-ci n’a pas renoncé à sa volonté hégémonique en Europe, en promouvant une Europe des régions, contre les Etats-Nations : http://www.diploweb.com/ue/hillard.htm. Or, si nous regardons la politique européenne et mondiale des USA, celles-ci a toujours voulu redessinée une carte de nations-ethniques. Ce sont les USA qui ont divisé les empires centraux n 1918, aidé par le républicain Clémenceau, au nom « des droits des peuples à disposer d’eux même ». Il y a deux semaines, le congrès américain s’est penché sur le démantèlement de l’Irak, entre kurdes, chiites, et sunnites.  La division de l’Europe en région, profiterait en premier lieu aux USA. Ils auront un partenaire privilégié et solide avec une Allemagne, unissant tout les peuples germaniques.

Il serait faux de croire que la construction européenne permettrait un équilibre mondial avec une puissance européenne, face à une puissance américaine. La promotion de la construction européenne et la division de l’Europe en région, iraient contre nos intérêts. La zone euro est quand même la zone la moins forte en croissance dans le monde. Quand nos dirigeants auront le courage de dire que l’Europe est utopique nous desservant ?

Comment redéfinir la vocation de la France et sa mission ? Chaque pays, chaque nation, de même que chaque individu, a pour vocation de pouvoir vivre sa différence hors de toute uniformité réductrice, car chacun possède une identité et une personnalité qui lui sont propres. Ainsi, au cours des siècles, la France a su bâtir sa souveraineté, dans les limites de sa géographie, par la conquête et la persuasion laborieuse des peuples. Dans la perception des frontières naturelles qui ont donné à notre pays sa configuration et sa force, la France a pu accueillir sur son sol de multiples courants d’immigrants. Pays fort, notre pays ne pouvait que s’enrichir de ces divers apports. J’aimerais alors que chaque Français puisse être conscient du magnifique patrimoine qui lui fut transmis et qui peut se résumer dans le nom même de la France. Aujourd’hui qui se souvient que le nom premier de la Gaule « gaol » en araméen signifie libérer ? La France, tout au cours de sa longue Histoire, a donné un sens exemplaire à cette réalité d’un creuset où se sont forgées les libertés. Pourtant, de ce pays naguère envié et jalousé, aujourd’hui en perte de souveraineté, que reste-t’i1 ? Henri d’Orléans.

[1] http://www.edouardhusson.com/

Bibliographie :

  • Minorités et régionalismes dans l’Europe fédérale des régions, sous-titre : Enquête sur le plan allemand qui va bouleverser l’Europe, préface de Paul-Marie Coûteaux et postface d’Edouard Husson, Éditions François-Xavier de Guibert, 2004 ;
  • Les ambiguïtés de la politique allemande dans la construction européenne, thèse de doctorat de sciences politiques sous la direction d’Edmond Jouve, Université Paris-V, 2005 ;
  • La Décomposition des nations européennes, sous-titre : De l’union euro-Atlantique à l’Etat mondial. Géopolitique cachée de la constitution européenne, préface d’Édouard Husson, Éditions François-Xavier de Guibert, 2005 ;
  • La Marche irrésistible du nouvel ordre mondial, sous-titre : Destination Babel, Éditions François-Xavier de Guibert, 2007 ;
  • La Fondation Bertelsmann et la gouvernance mondiale, Editions François-Xavier de Guibert, 9 avril 2009.


Le testament politique de Louis XVI retrouvé Mercredi, mai 20 2009 

La dernière page du manuscrit, qui en compte seize en tout, racheté par un collectionneur français. Louis XVI termine son message par ces mots : « Français, et vous surtout Parisiens, vous habitants d’une ville que les ancêtres de Sa Majesté se plaisaient à appeler la bonne ville de Paris, méfiez-vous des suggestions et des mensonges de vos faux amis, revenez à votre Roi, il sera toujours votre père, votre meilleur ami. Quel plaisir n’aura-t-il pas d’oublier toutes ses injures personnelles, et de se revoir au milieu de vous lorsqu’une Constitution qu’il aura acceptée librement fera que notre sainte religion sera respectée, que le gouvernement sera établi sur un pied stable et utile par son action, que les biens et l’état de chacun ne seront plus troublés, que les lois ne seront plus enfreintes impunément, et qu’enfin la liberté sera posée sur des bases fermes et inébranlables. A Paris, le 20 juin 1791, Louis.» (DR)

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/05/20/01016-20090520ARTFIG00025-le-testament-politique-de-louis-xvi-retrouve-.php

GOD SAVE THE QUEEN Vendredi, avr 24 2009 

GOD SAVE THE QUEEN

- Le 21 avril, la reine d’Angleterre a fêté ses 83 ans. Il y a quelques années sur nos grands écrans passe ” The Queen ” retraçant l’épisode de la disparition de l’ex princesse Diana et de la réaction de la reine face à sa mort et de l’émotion populaire. Ce film montre surtout l’institution monarchique, attachée à une tempérance face l’affolement général, ne voulant pas surfer sur les sentiments de ses sujets. Nous voyons aussi, une institution restée fidèle à la tradition coûte que coûte, mais qui accepte de se moderniser pour être en symbiose avec le peuple, sans se renier. – – Le peuple quand il est dans la peine, se retourne naturellement vers sa reine, comme ont fait les espagnols lors des attentats envers Juan Carlos. Les anglais lors de la mort de Diana, ne comprend pas pourquoi la reine n’est pas à Londres, et demande son retour. Cela m’a fait penser, à notre histoire, où sous la Révolution, le peuple ramena le roi à Paris. Le peuple a besoin de partager ses bonheurs et ses malheurs avec cette souveraine. – Nous ne pouvons qu’être admiratif, de sa conscience de reine, de ses devoirs qui lui incombent une charge qu’elle n’a pas voulue. Dans une scène, sa mère lui rappelle qu’elle a juré, devant Dieu de servir son peuple, lors de son sacre. Quel homme politique fait ce métier pour servir le peuple ? Les rois européens ont été un peu dans l’image du Christ se mettant au service de ses disciples en lavant leurs pieds, comme a renouvelé St Louis et Louis XIII. – Enfin, nous accusons la reine de ne servir à rien. Lors de la prise de fonction de Tony Blair, elle lui rappelle qu’elle est là pour lui conseiller, car elle l’expérience de 50 ans derrière elle, et qu’elle a été formée par Churchill. Elle fait donc figure de sage, conseillant ces ministres indépendant de toutes leurs appartenances politiques, car elle ne souhaite que le bonheur de son peuple. Elle assure la continuité de l’histoire anglaise et de sa politique, elle guide la politique du gouvernement par l’expérience qu’elle acquise. Elle met son savoir, ses expériences au vu du bien Commun. – Alors que dans la même semaine quand est sorti le film, sont passés, deux documents sur Chirac, où nous voyons que les hommes politiques sont prêts à tous pour arriver au pouvoir, trahison des amis et de leurs idées, nous voyons une reine voulant assumer son rôle, sans vouloir écraser un quidam. Son statut assure au pays, l’arbitrage entre les partis, elle est au dessus. La monarchie est populaire en Angleterre, une autre institution qui l’est aussi, est la chambre des Lords, la chambre haute non élue, il juge qu’elle sert mieux ses intérêts et moins démagogique que la chambre des communes, pourtant élue démocratiquement. Ce film montre l’avantage que la France aurait si elle décidait de retourner au régime qui l’a crée. Il permettrait d’avoir un arbitre au dessus des partis, un Etat indépendant de toute fraction et la continuité pour gouverner. La Reine d’Angleterre est sans doute, le souverain qui incarne mieux, la fonction royale en Europe et dans le monde ; incarnant la vieille Europe aristocratique, royale et chrétienne. Lorsque Louis XIV est mort, nous annonçâmes au roi de Prusse que « le Roi est mort », ne précisant pas « roi de France ». Le roi de Prusse comprit qu’il s’agissait de lui. Quand la Reine d’Angleterre mourra (le plus tard possible), il suffira de dire « La Reine est morte », pour comprendre.

22 mars 1841 : loi Montalembert sur le travail des enfants Dimanche, mar 22 2009 

22 mars 1841 : loi Montalembert sur le travail des enfants

Posté le 22 mars 2009, 11:09  |  Auteur : Ubu

Le 22 mars 1841 est votée, à l’initiative de députés royalistes légitimistes, la loi Montalembert qui interdit le travail des enfants de moins de huit ans et en limite la durée jusqu’à seize ans. Bien que peu appliquée, elle n’en constitua pas moins une certaine évolution des mentalités.

Depuis les débuts de la révolution industrielle, la condition ouvrière n’avait cessé de se dégrader d’autant plus que la loi Le Chapelier, votée en 1791, interdisait les corporations, les rassemblements de paysans et d’ouvriers ainsi que le compagnonnage. De fait, elle fut utilisée pour interdire les grèves, la constitution de syndicats et les mutuelles.

Certains élus légitimistes sont indignés par la misère et l’exploitation des ouvriers. C’est le vicomte Alban de Villeneuve-Bargemont qui pose le premier, devant la Chambre des députés, le problème dans toute son ampleur : «La restauration des classes inférieures, des classes ouvrières, souffrantes, est le grand problème de notre âge» (22 décembre 1840). Il  fait voter le 22 mars 1841 la loi réglementant le travail des enfants, réclamée aussi par le comte Charles de Montalembert, autre grand aristocrate catholique.

L’âge minimum d’embauche est fixé à 8 ans et à 13 ans s’il s’agit d’un travail de nuit. La durée du temps de travail est établie à 8 heures par jour pour les enfants de 8 à 12 ans et à 12 heures pour ceux entre 12 et 16 ans. Véritable prise de conscience de la

condition ouvrière, la loi ne sera que très peu appliquée et il faudra attendre 1874 pour que l’Inspection de travail soit créée à l’initiative d’Ambroise Joubert, député chrétien-social issu du groupe parlementaire royaliste légitimiste.

http://www.fdesouche.com/articles/31198

Le paysan, le cochon et le cheval. Vendredi, mar 13 2009 

Le paysan, le cochon et le cheval.

Un vieux cheval se mourait dans une ferme.

Des abcès écloraient sur son épiderme.

Ses pates furent tremblantes,

Son haleine fut puante.

Végétatif fut son teint.
Nous sentîmes proche, sa fin.

Le paysan était triste

De voir son cheval en fin de piste.

Celui-ci fit venir le vétérinaire

Et annonça d’une voix lacunaire

Que seule une piqure était son aide,

Et hormis la mort, il n’y avait pas d’autres remèdes.

« Si dans trois jours, le cheval n’est pas sur ces quatre pates,

Nous serons obligés de l’abattre ! »

Le cochon passant par là à tout entendu,

Et quémanda à cette bourrique de se lever.

Celle-ci ne fit aucun effort,

Pour surélever son corps.

Le jour suivant, le cochon redemanda,

Mais le cheval n’en fit d’avantage,

Le dernier jour, il recommença,

En expliquant que vu son grand âge,

Qu’i était bon pour finir à l’abattoir.
D’un bon, la bête fut son beau

Juste au moment, où son maître pouvait le voir.

Celui-ci, heureux voulait fêter ça

Et pris le cochon et le mangea !

Moralité, il faut toujours s’occuper de nos affaires,

Au risque de subir un calvaire !

Microcéphalopolis Mardi, fév 24 2009 

Microcéphalopis.

microcephalopolis

La cité des petits cerveaux n’est pas une utopie, ou une dysotopie mais la triste réalité de la France actuelle. “Microcéphalopolis est fière de ne ressembler à rien connu, de ne ressembler à rien du tout, elle est flattée d’incarner l’informe et ne de se connaître aucun modèle, de ne correspondre à aucun parangon et de ne trouver en soi la reconduction d’aucune grandeur passée”. Maxence Caron, docteur en philosophie, raconte sous un air apocalyptico-bloyo-daudétien la France contemporaine, dans un roman-essaie. La forme est élancée, baroque et aristocratique, opposé à un fond décrivant la médiocrité démocratique ambiante, du français moyen « quand un microcéphalien, verrat, il est l’homme de la nullité clamoreuse : toutes ses habitudes ont grossières, tous ses goûts sont immondes, toutes ses sensations se réduisent à une luxure furieuse et à une gourmandise brutale, qui lui fait dévorer indistinctement tut ce qu’il présente, et même sa progéniture avant qu’il naisse. Il vit dans une joie autosuggetive dont il est étonné de voir qu’elle ne parvient pas à recouvrir la tristesse attachée à tous ceux qui existent à rebours de leur humaine vocation à l’Esprit”. La société festive, républicaine et tolérante en prend pour son grade, ainsi que les philosophes, les écrivains la classe politique. Ce livre se lit vite par son épaisseur (37 pages) son style vif, et sa thématique. A mettre dans les mains de tous les macrocéphaliens désespérant de notre Microcéphalopolis.

Le Testament de Louis XVI Mercredi, jan 21 2009 

LE TESTAMENT DE LOUIS XVI

Au nom de la Très Sainte Trinité du père du Fils et du Saint Esprit, aujourd’hui vingt cinquième jour de Décembre, mil sept cent quatre vingt douze Moi Louis XVIe du nom Roy de France étant depuis plus de quatre mois enfermé avec ma famille dans la Tour du Temple à Paris par ceux qui étaient mes sujets, et privé de toute communication quelconque, même depuis le onze du courant avec ma famille de plus impliqué dans un Procès, dont il est impossible de prévoir l’issue à cause des passions des hommes et dont on ne trouve aucun prétexte ni moyen dans aucune Loi existante, n’ayant que Dieu pour témoin de mes pensées et auquel je puisse m’adresser, je déclare ici en sa présence mes dernières volontés et mes sentiments.
Je laisse mon âme à Dieu mon créateur, je le prie de la recevoir en sa miséricorde, de ne pas la juger d’après ses mérites, mais par ceux de Notre Seigneur Jésus Christ, qui s’est offert en sacrifice à Dieu son Père, pour nous autres hommes quelqu’indignes que nous en fussions et moi le premier.
Je meurs dans l’union de notre sainte Mère l’Eglise Catholique Apostolique et Romaine qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de St Pierre auquel Jésus Christ les avait confiés. Je crois fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le Symbole et les commandements de Dieu et de l’Eglise, les Sacrements et les Mystères tels que l’Eglise Catholique les enseigne et les a toujours enseignés.
Je n’ai jamais prétendu me rendre juge dans les différentes manières d’expliquer les dogmes qui déchire l’Eglise de Jésus Christ mais je m’en suis rapporté et rapporterai toujours si Dieu m’accorde vie, aux décisions que les supérieurs Ecclésiastiques unis à la Saint Eglise Catholique donnent et donnèrent conformément à la discipline de l’Eglise suivie depuis Jésus Christ. Je plains de tout mon cœur nos frères qui peuvent être dans l’erreur, mais je ne prétends pas les juger, et je ne les aime pas moins tous en Jésus Christ suivant ce que la charité Chrétienne nous l’enseigne.
Je prie Dieu de me pardonner tous mes péchés. J’ai cherché à les connaître scrupuleusement, à les détester, à les détester, à m’humilier en sa présence, ne pouvant me servir du Ministère d’un Prêtre Catholique je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite et surtout le repentir profond que j’ai d’avoir mis mon nom (quoique cela fut contre ma volonté) à des actes qui peuvent être contraires à la discipline et à la croyance de l’Eglise Catholique à laquelle je suis toujours resté sincèrement uni de cœur, je prie Dieu de recevoir la ferme résolution où je suis s’il m’accorde vie, de me servir aussitôt que je le pourrai du Ministère d’un Prêtre Catholique pour m’accuser de tous mes péchés, et recevoir le Sacrement de Pénitence.
Je prie tous ceux que je pourrais avoir offensés par inadvertance (car je ne me rappelle pas d’avoir fait sciemment aucune offense à personne) ou ceux à qui j’aurais pu donner de mauvais exemples ou des scandales de me pardonner le mal qu’ils croient que je peux leur avoir fait.
Je prie tous ceux qui ont de la Charité d’unir leurs prières aux miennes, pour obtenir de Dieu le pardon de mes péchés.
Je pardonne de tout mon cœur, à ceux qui se sont fait mes ennemis sans que je leur en ai donné aucun sujet et je prie Dieu de leur pardonner, de même que ceux qui par un faux zèle, ou par un zèle malentendu, m’ont fait beaucoup de mal.
Je recommande à Dieu, ma femme, mes enfants, ma sœur, mes tantes, mes frères, et tous ceux qui me sont attachés par les Liens du Sang ou par quelqu’autre manière que ce puisse être. Je prie Dieu ,particulièrement de jeter de yeux de miséricorde, sur ma femme, mes enfants et ma sœur qui souffrent depuis longtemps avec moi, de les soutenir par sa grâce s’ils viennent à me perdre, et tant qu’ils resteront dans ce monde périssable.
Je recommande mes enfants à ma femme, je n’ai jamais douté de sa tendresse maternelle pour eux, je lui recommande surtout d’en faire de bons Chrétiens et d’honnêtes hommes, de leur faire regarder les grandeurs de ce monde-ci (s’ils sont condamnés à les éprouver) que comme des biens dangereux et périssables et de tourner leurs regards vers la seule gloire solide et durable de l’Eternité, je prie ma sœur de vouloir bien continuer sa tendresse à mes enfants, et de leur tenir lieu de mère, s’ils avaient le malheur de perdre la leur.
Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu’elle souffre pour moi, et les chagrins que je pourrais lui avoir donné dans le cours de notre union, comme elle peut être sure que je ne garde rien contre elle, si elle croyait avoir quelque chose à se reprocher.
Je recommande bien vivement à mes enfants, après ce qu’ils doivent à Dieu qui doit marcher avant tout, de rester toujours unis entre eux, soumis et obéissants à leur mère, et reconnaissant de tous les soins et peines qu’elle se donne pour eux, et en mémoire de moi je les prie de regarder ma sœur comme une seconde mère.
Je recommande à mon fils s’il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu’il doit oublier toute haine et tout ressentiment et nommément tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j’éprouve, qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu’un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile.
Je recommande à mon fils d’avoir soin de toutes les personnes qui m’étaient attachées autant que les circonstances où il se trouvera lui en donneront les facultés, de songer que c’est une dette sacrée que j’ai contractée envers les enfants ou le parents de ceux qui ont péris pour moi et ensuite de ceux qui sont malheureux pour moi, je sais qu’il y a plusieurs personnes de celles qui m’étaient attachées qui ne se sont pas conduites envers moi comme elles le devaient, et qui ont même montré de l’ingratitude, mais je leur pardonne (souvent dans les moments de troubles et d’effervescence on n’est pas le maître de soi) et je prie mon fils, s’il en trouve l’occasion, de ne songer qu’à leur malheur.
Je voudrais pouvoir témoigner ici ma reconnaissance à ceux qui m’ont montré un véritable attachement et désintéressé, d’un côté si j’étais seulement touché de l’ingratitude et de la déloyauté des gens à qui je n’avais jamais témoigné que des bontés, à eux à leurs parents ou amis, de l’autre j’ai eu de la consolation à voir l’attachement et l’intérêt gratuit que beaucoup de personnes m’ont montrés, je les prie d’en recevoir tous mes remerciements, dans la situation où sont encore les choses, je craindrait de les compromettre si je parlais plus explicitement mais je recommande spécialement à mon fils de chercher les occasions de pouvoir les reconnaître.
Je croirais calomnier cependant les sentiments de la Nation si je ne recommandais ouvertement à mon fils M. De Chamilly et Hue, que leur véritable attachement pour moi, avait porté à s’enfermer avec moi dans ce triste séjour, et qui ont pensé en être les malheureuses victimes, je lui recommande aussi Cléry des soins duquel j’ai eu tant lieu de me louer depuis qu’il est avec moi comme c’est lui qui est resté avec moi jusqu’à la fin, je prie Messieurs de la Commune de lui remettre mes hardes, mes livres, ma montre, ma bourse, et les autres petits effets qui ont été déposées au Conseil de la Commune.
Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardaient, les mauvais traitements et les gènes dont ils ont cru devoir user envers moi, j’ai trouvé quelques âmes sensibles et compatissantes, que celles-là jouissent dans leur cœur de la tranquillité que doit leur donner leur façon de penser.
Je prie Messieurs de Malesherbes, Tronchet et de Sèze, de recevoir ici tous mes remerciements et l’expression de ma sensibilité, pour tous les soins et les peines qu’ils se sont donnés pour moi.
Je finis en déclarant devant Dieu et prêt à paraître devant lui que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancées contre moi. Fait en double à la tour du Temple le vingt cinq décembre mil sept cent quatre vingt douze.
LOUIS

Le bonheur Lundi, déc 22 2008 

i tu veux être heureux, ne cueille pas la rose
Qui te frôle au passage et qui s’offre à ta main;
La fleur est déjà morte à peine est-elle éclose.
Même lorsque sa chair révèle un sang divin.


N’arrête pas l’oiseau qui traverse l’espace;
Ne dirige vers lui ni flèche, ni filet
Et contente tes yeux de son ombre qui passe
Sans les lever au ciel où son aile volait;


N’écoute pas la voix qui te dit : « Viens ». N’écoute
Ni le cri du torrent, ni l’appel du ruisseau;
Préfère au diamant le caillou de la route;
Hésite au carrefour et consulte l’écho.


Aussi bien que les pleurs, le rire fait les rides.
Ne dis jamais : Encore, et dis plutôt : Assez…
Le Bonheur est un Dieu qui marche les mains vides
Et regarde la Vie avec des yeux baissés !


Prends garde… Ne vêts pas ces couleurs éclatantes
Dont l’aspect fait grincer les dents de l’envieux;
Le marbre du palais, moins que le lin des tentes
Rend les réveils légers et les sommeils heureux.

Henri de Regnier

Brève histoire de l’époque médiévale. Jeudi, déc 18 2008 


Brève histoire de l’époque médiévale.

I. CLOVIS ET LES MEROVINGIENS.

  1. Les mérovingiens avant Clovis.

Clovis descendrait d’un Pharamond, roi franc, plus ou moins imaginaire.

L’ancêtre le plus historique est Clodion qui en 430 a pris Cambrais. Il meurt en 448 pour laisser place à Mérovée (grand-père de Clovis), il meurt en 458, son fils Childéric le remplace. Mérovée est considéré comme le fondateur de la dynastie mérovingienne.

Ils pensaient descendre des dieux, et la marque indiscutable est une chevelure dense, blonde et bouclée (appelée le mund) légitimant son pouvoir.

Childéric est un officier au service de l’Empire Romain d’Occident, il règne sur un petit royaume de Tournai. Ayant des tendances autoritaires et coureur de jupon, il se fait déchoir. Mais vu l’anarchie dans son royaume il est rappelé en 461, il épouse une princesse Basine avec qui il aura Clovis. Il meurt en 481. Clovis devient roi.

  1. Le règne de Clovis.

la Gaule sous Clovis

la Gaule sous Clovis

Il hérite du petit royaume de son père, mais en 486, il part en conquête d’autres terres.

Il bat Syagus, « roi des romains » régnant sur Soisson (histoire du vase de Soisson).

En 490, il s’empare de tous les royaumes au dessus de la Loire. En 493, Clovis épouse Clothilde, princesse chrétienne, roi de Burgondes.

En 496, il part en guerre contre les Alamans, voyant une défaite, il appelle « au Dieu de Clothilde » pour gagner la victoire à Tolbiac, il la remporte et se converti au christianisme. Le 25 décembre 496 (ou 498 ou 499), il se fait baptiser à Reims, par l’évêque Rémi. La France, à partir de cette date, devient « fille aînée de l’Eglise », le roi protège le catholicisme.

En 507, il gagne contre les Wisigoth, à Vouillé.

En 508, Clovis choisit Paris (Lutèce) comme capitale. Son royaume s’étend des Pyrénées au-delà du Rhin.

  1. Les rois mérovingiens.

En 511, Clovis meurt. Selon la coutume franque, son royaume est divisé entre ces 4 fils (patrimonialité). Sa descendance se fera la guerre pour unir les regna sous une même autorité. En 558, Clotaire Ier, troisième fils, de Clovis a éliminé tous les frères et neveux concurrents, se retrouvant à la tête du regnus francorum. En 561, il meurt, son royaume est divisé entre ces 4 enfants.

Des luttes fratricides font rage, surtout entre deux belle-sœur : Brunehaut et Frédégonde. Mais en 629, le roi Dagobert réunit sous son nom, le regnus francorum, il règnera jusqu’en 639. Ce fut le dernier roi mérovingien qui sera puissant. Par la suite, l’autorité des mérovingiens sera affaiblir au profit des maires du palais (sorte de 1er ministre) apparus sous Clovis II. C’est la famille Pipinide qui aura la charge des maires de Palais qui exercera le pouvoir réel. Le 25 octobre 732, le maire de Paris, Charles Martel arrête l’avancée musulmane à Poitiers. Il aura une aura dans toute la chrétienté. Il meurt en 741. Ses terres sont divisées entre ces fils, mais son fils Cadet, Pépin le Bref réussira à être le seul maire de palais des trois royaumes francs.

II. Les Carolingiens.

1. Pépin le bref.

déposition de Childéric III

déposition de Childéric III

En 749, Pépin envoie des émissaires à Rome pour savoir qui devrait régner entre celui qui a le titre de roi, mais pas le pouvoir, et entre celui qui a le pouvoir mais pas le titre de roi. La réponse du pape Zacharie est sans appel, celui qui a le pouvoir doit porter le titre de roi. Ainsi, avec l’appuie du pape, Pépin le Bref dépose le dernier roi mérovingien Childéric III en 751, qui se fait tonsurer et envoyer dans un monastère, où il meurt en 755. Il se fait élire roi par les aristocrates et se fait sacré roi des francs (premier roi sacré en France). Il encourage la réforme de l’Eglise et lance des campagnes militaires contre les lombards pour protéger le pape et en 759, il chasse définitivement les musulmans de Narbonne. En 754, il donne des terres au Pape (base des états pontificaux). Il meurt en 768.

2. Charlemagne, l’apogée des carolingiens.

Lempire carolingien.

L'empire carolingien.

A la mort de Pépin le Bref, le royaume franc est divisé entre ces deux fils : Carloman et Charles. Mais par chance, Carloman meurt en 771, Carloman meurt, laissant son frère seul à bord du royaume !

Charles Ier s’avère un grand conquérant contre les saxons, les bretons, les avars… Son royaume s’agrandit.

En l’an 800, allant sauver le pape, Léon III, il est couronné empereur d’occident (il fut sacré de son vivant de son père), à son insu, restaurant l’empire romain d’occident. C’est l’apogée des carolingiens.

Il réorganise son empire par des fonctionnaires dans chaque comté et marché (missi dominici) et la justice avec les capitulaires. Notons qu’en 789, l’école gratuite et obligatoire est instaurée, et tenue par le clergé pour tous les enfants !

Mais, en 814, Charlemagne meurt laissant l’empire à un seul héritier : Louis Ier dit le Pieux qui fut déjà couronné en 813.

3. La fin des carolingiens.

le partage de lempire carolingien

le partage de l'empire carolingien

Louis le Pieux, contrairement aux rois francs a une conception romaine du pouvoir, il veut un empire unifié et le transmettre à sa mort, à son fils ainé uniquement, le titre d’empereur et laissant aux autres des états vassaux sous l’autorité de l’empereur (fin du partage équitable entre héritiers). Il promulgue en 817, l’ Ordinatio Imperii.

Ses fils Louis et Charles (de deuxième mariage) se rebellent contre Lothaire (pour les raisons de partage) et le dépose en 833. Lothaire devient empereur, mais en 834, Pépin et Louis le Germanique s’allient contre Lothaire et remette leur père sur le trône.

En 840, Louis Ier meurt. Mais les guerres de succession continuent. En 842, Charles et Louis le Germanique s’associent et se promettent fidélité (traité de Strasbourg, premier document en langue française), contre Lothaire. En même temps, les Normands pillent l’empire, les trois frère s’unissent en 843 (traité de Verdun) et se partagent l’empire. Lothaire a le titre de l’empereur et a Aix-La Chapelle et Rome, Charles a la Francis occidentale (la future France) et Louis le Germanique, la partie orientale (future Allemagne). Le partage n’a rien de nationalisme, simplement de liens de vassalité avec des aristocrates.

En 855, Lothaire meurt. Ses frères se disputent la part de l’héritage de Lothaire donnée à leurs neveux.

Après avoir essayé de lutter contre les vikings, les bretons… Charles II, dit le Chauve se fait couronné empereur, le 25 décembre 875.

En 877, avant de partir pour l’Italie, il promulgue le capitulaire de Quierzy qui autorise les enfants des comtes à succéder en cas de mort, à leurs morts, durant la campagne militaire. Mais il meurt en cours de route. Ainsi, par ce capitulaire se met en place la féodalité, devant la menace viking et hongroise et avec l’affaiblissement du pouvoir impérial puis royal.

Le pouvoir carolingien s’affaiblie, malgré le couronnement comme empereur de Charles III le gros (888), l’aristocratie prend le dessus et élit le roi des francs. A la fin du Xème siècle, les carolingiens se voient peu à peu écartés du trône, au profit des Robertiens, ancêtres des capétiens.

III. Les Capétiens, naissance d’une dynastie nationale.


  1. Hugues Capet et les premiers capétiens.

Laccroissement du domaine royal

L'accroissement du domaine royal

Hugues Capet fut le petit-fils de Robert Ier, roi des francs (922-923), sa famille eut du prestige avec l’arrêt des Vikings à Paris (885-886), par Eude, comte de Paris qui deviendra roi des francs.

Hugues Capet devient donc le 3 janvier 987, roi des francs. Son domaine est l’un des plus faibles du royaume s’étendant de Paris à Orléans, mais son titre roi de France par la grâce de Dieu lui donne une autorité. Il n’agrandira pas le royaume et tentera d’affirmer l’autorité de sa famille en couronnant et en sacrant son fils Robert, de son vivant.

Il meurt en 996, son fils Robert II lui succède. Il fut un grand guerrier, un roi instruit mais un cœur tendre réputé pour ses déboires conjugaux. On lui doit notamment la construction de Saint-Germain-des-Prés détruite par les normands.

Puis, Henri Ier le succède en 1031, il épouse Anne de Kiev, la fille du grand Laroslav de Russie. Il maintient le domaine royal sans l’agrandir.

En 1060, succède son fils Philippe Ier il agrandit un peu le domaine royal en s’emparant d’une partie du Vermandois, du Gâtinais (1068), du Vexin français (1077), de la vicomté de Bourges et de la seigneurie de Dun-le-Roi (1101). Il développe l’administration royale et, pour assurer des revenus à la couronne, dispose des biens de l’Église et vend les charges ecclésiastiques, ce qui lui attire les foudres des réformateurs grégoriens. Grâce à Anne de Kiev, le nom Philippe apparaît en France.

Il meurt en 1108, après 48 ans de règne (plus long règne après Louis XIV et Louis XV), il est enterré à Saint-Benoît sur Loire.

Son fils Louis VI le gros le succède. Il affranchi les paysans. Louis VI encourage les mouvements communaux, associations professionnelles sociales ou religieuses. Dès 1110, il octroie aux habitants des villes divers avantages fiscaux et le droit de s’administrer sous la direction d’un maire. En 1111 il lutte contre le brigandage perpétré par certains seigneurs tels que Hugues du Puiset à l’intérieur du domaine royal.

C’est à partir des règnes de Louis VI et de Louis VII, conseillés par l’abbé Suger, que la royauté commence à exercer un rôle national, en répondant à l’appel de ses sujets. La justice du roi va se mettre à régler les conflits entre différents vassaux, confirmer des chartes communales aux bourgeois des villes et garantir des propriétés d’abbaye. Il sera le premier roi a descendre en Occitanie pour affirmer son pouvoir. Il demande à se faire appeler « roi de France » par le pape. Signe que les rois ne le sont pas d’un peuple mais d’un Etat qui s’affirme.

Son fils Louis VII lui succède en 1137. Il a épousé Aliénor d’Aquitaine, mais il la répudia et elle épousa le roi d’Angleterre et lui apportera beaucoup de terre du sud ouest de la France…

Louis VII écarte sa mère de la Cour, mais garde les conseillers de son père, dont l’abbé de Saint-Denis, Suger. Il poursuit la politique de son père et continue de mettre en valeur le domaine royal. Cette même année débutent les travaux de construction de la basilique Saint-Denis. Il fait de multiples concessions aux communautés rurales, encourage les défrichements et favorise l’émancipation des serfs. Il prend appui sur les villes en accordant des chartes de bourgeoisie (Étampes, Bourges) et en les encourageant hors de son domaine (Reims, Sens, Compiègne, Auxerre). Il soutient enfin l’élection d’évêques dévoués au pouvoir royal. Il partit pour la deuxième croisade.

Nous lui devons pour l’anecdote, l’ébauche de nos droits de l’homme :

“Un décret de la divine bonté a voulu que tous les hommes, ayant la même origine, fussent douées dès leurs apparition d’une sorte de liberté naturelle. Mais la Providence a permis aussi que certains d’entre eux aient perdu, par leur propre faute, leur première dignité et soient tombés dans la condition servile. C’est à notre majesté royale qu’il est donné de les élever de nouveau à la liberté. »

Les premiers capétiens ont su maintenir leur dynastie à la tête du royaume, en sacrant et couronnant leurs fils de leurs vivants, ils ont un peu agrandi le domaine. Les Capétiens deviendront incontestablement la famille royale française au XIIème siècle avec l’ébauche de la notion d’Etat par le droit romain.

  1. L’accroissement du pouvoir royal du XIIème au XIVème siècle.

Son fils, Philippe II Auguste devient roi en 1180. Il marque le début de la naissance du royaume de France. Il accroît le pouvoir royal dans le royaume avec la création de bailli pour administrer. Il fait de Paris une grande capitale avec la création du Palais du Louvre.

Surtout, en 1214, il remporte contre son vassal, le puissant roi d’Angleterre la bataille de Bouvines, où il agrandit considérablement son pouvoir royal. A cette date, les capétiens ne seront plus contestés dans leur légitimité, et son fils le futur Louis VIII n’aura plus besoin d’être sacré du vivant de son père. Il accroît aussi l’influence des capétiens dans le sud de la France avec la croisade anti albigeois en 1207 qui dura jusqu’en 1244. Il meurt le 14 juillet 1223, son fils Louis VIII ne règnera que 3 ans. (Au passage, les barons anglais avaient fait appel à lui pour qu’il devînt roi d’Angleterre).

En 1226, l’un de nos rois les plus connu règne, c’est Louis IX, dit Saint-Louis. Il continue la politique de baillage de son père, qui donnera

Saint Louis

Saint Louis

l’image d’Epinal du roi justicier dessous son chêne de Vincennes. En 1254, il fait des grandes ordonnances judiciaire allant contre une justice favorable aux riches et défavorables aux pauvres. Il impose l’habeas corpus avant l’heure : tout accusé qui n’est pas encore condamné est présumé innocent. On commence à consigner les appels de la cour royale. Il crée aussi le parlement de Paris, cours de justice. Il centralise le pouvoir monétaire, seul le roi peut battre monnaie. Enfin, en 1257, la Sorbonne ouvre ses portes grâce à Saint-Louis, ouvrant la gratuité de l’enseignement supérieur.

Sa Sainteté est du au respect scrupule des commandements de l’Eglise, et surtout à l’aide apportées aux pauvres, à les soigner, laver les pieds comme le Christ… Il meurt en Croisade en Tunisie et sera canonisé en 1297. Son fils Philippe III le succède en 1270. Il continuera la politique de ses pères.

Enfin, en 1285, Philippe IV le bel devient roi. Grand roi qui agrandit le pouvoir du roi et les frontières de la France. Il consulte les représentants de la nation avec les Etats-généraux (1304) pour lever les impôts contre le pape. Il veut être « empereur en son royaume » et ne reconnaît la puissance temporelle du pape et de l’empereur sur la France. Il a comme « eternel » rival, le roi d’Angleterre qui ne respecte pas ses devoirs. Ca sera la guerre ! D’où sa volonté d’accroître les impôts via les Etats généraux qui déplaira le pape puisqu’il veut lever un décime sur le clergé français. Il fait déposer le pape Boniface III en 1303.

En 1307, il s’empare de l’argent des templiers. Jacques de Molay est brûlé vif en 1314 et maudit le pape et le roi… qui mourront dans les 40 jours.

  1. Les derniers capétiens.


Avec trois fils, l’avenir de la dynastie semblait assuré, mais « le miracle capétien » prend fin.

Son fils Louis X le hutin lui succède, il ne règne que jusqu’en 1316, il affranchit les serfs du domaine royal. Il meut sans fils, son frère, Philippe prend la régence le temps d’attendre la naissance d’un plausible fils de Louis X. La reine accouche d’un fils Jean Ier, qui « règnera » que 4 jours, son oncle devient Philippe V. Il règne jusqu’en 1322, il n’a pas de fils, son frère Charles IV le Bel devient roi durant 5 ans. Il meurt sans fils.

La crise de succession commence, entre Edouard III, roi d’Angleterre neveu de Charles IV par sa mère et un cousin, Philippe de Valois, un cousin du dernier roi. Les barons se rappelant qu’à l’origine la monarchie était élective, élisent Philippe de Valois, sous le nom de Philippe VI préférant un roi français qu’étranger. La guerre de 100 ans commence en 1338 pour finir en 1453.

A la fin de la guerre de 100 ans les Valois recentralisent le pouvoir royal (Charles V, Louis XI, François Ier) mais à la fin XVIème siècle, le pouvoir royal est menacé de guerre de religion. Elles sont mises fin, avec la dynastie des Bourbons, branche cadette des capétiens, avec Henri IV. La dynastie des Bourbons règnera sans discontinuité jusqu’à Louis XVI (1792), puis sera restauré en 1814 avec ses frères Louis XVIII et Charles X et avec les Bourbons-Orléans Louis-Philippe Ier, suite à une révolution en 1830. Les capétiens se maintiendront jusqu’en 1848.

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